COMMUNIQUÉ DE PRESSE
PERSBERICHT
PRESS RELEASE
THE EXHIBITION
FLESH & BLOOD by AEROPLASTICS contemporary
du 23 janvier au 17 février 2001 - vernissage lundi 22 de 20h à 22h30

Witte Zaal, Gand

St. Lucas Posteernestraat Gent, ouvert du mardi au vendredi de 12h30 à 18h,
le samedi de 14h à 17h. fermé le lundi, dimanche et jrs fériés
T 09/225 42 90 F 09/223 46 36 wittezaal@diensten.sintlucas.wenk.be

Skip ARNOLD
Daniele BUETTI
Simone DECKER
Margi GEERLINKS
Abby GENNET
Robert GLIGOROV
Gregory GREEN
Matt MARELLO
Philippe MESTE
Lisa ROET
Judith SAMEN
Annie SPRINKLE
Ari VERSLUIS & Ellie UYTTENBROEK
Marisca VOSKAMP
John WATERS
Koen WASTIJN
Dana WYSE

A travers des expositions de groupe, à thème , des installations ou la vidéo, AEROPLASTICS veut privilégier des oeuvres d’accessibilité visuelle immédiate, véhiculant un langage propre. Mais le pur rapport esthétique est insatisfaisant même si la recherche d'une certaine beauté et du visuel immédiat est indispensable et incontournable. AEROPLASTICS traque, en conséquence, cette beauté simple et dérangeante, réductrice et discrète, surprenante et agressive, qui suscite, auprès du public, une réaction. Peu importe que la réaction soit positive ou non, l’essentiel est que le regardeur ne s’arrête pas à l’émotion instantanée. La réaction doit induire un questionnement quant à ce qui est perçu ou que l’on croit percevoir.

Le cheminement de cette pensée électrisée devrait aboutir à une révélation de l’humanité sous une forme rarement appréhendée dans la vie quotidienne.

De la sorte, AEROPLASTICS tente de supplanter la perception commerciale d’une galerie d’art par une interprétation socioculturelle des interrogations liées aux fondements de l’art et de ses mécanismes.

L’esprit de la galerie naît de la rencontre avec des artistes plasticiens d’origine et de notoriété diverses. Ainsi, il se nourrit de l’ironie qui suinte des excès de "l'expression humaine" : le sexe et la transgression (Annie Sprinkle & Abby Gennet), l’humour et le grotesque (Dana Wyse , Matt Marello, Jacques Charlier, Lisa Roet), la violence et le terrorisme (Gregory Green, Philippe Meste), la mutation et les limites du corps humain (Robert Gligorov, Skip Arnold, Margi Geerlinks), les vices de la société de consommation (Daniele Buetti, Dana Wyse) ou encore les stéréotypes humains (Ari Versluis & Ellie Uyttenbroeck).

Ce même esprit devient ludique lorsqu’il anime les expositions d’artistes jonglant avec l’illusion: Simone Decker, dans ses montages trompe-l’oeil, ou Peter Hutchinson, dans ses collages de paysages futuristes, offrent une vision optimiste et drôle d’environnements initialement neutres.

AEROPLASTICS présente également des artistes pluridisciplinaires, travaillant le multimédia dans une dimension outrepassant celle de l’art contemporain. Ainsi le cinéaste, roi du Trash, John Waters, la performeuse et ex-actrice porno Annie Sprinkle, les " stylistes-terroristes " Viktor & Rolf, l’architecte-activiste multimédia Françoise Schein ou la " séductrice call-girl " Karen Oldenburg.

Mais la galerie maintient également un rapport plus classique avec une peinture et une expression plus accessible au grand public, si tant est qu’il s’inscrive dans une démarche d’éclectisme constructif : les arbres-sculptures de Nathalie Joiris, la peinture abstraite géométrique de Georges Meurant et de Michel Carrade, les spectres électriques éclairés de Martin Richman.